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2007-04-26 22:06:34 : un chti'te sortie... après 11 mois de repos - 1 photo - 21 réactions

Ch'uis ouf, ça fait pratiquement 11 mois sans courir, et me voilà inscrit au semi de Beckerich le 1er mai prochain, semi des allures libres de gaume dans le style trail. Bon, c'est pas que je me suis empâté (de campagne), je me serai même affiné (15 h de boulot par jour autour d'un fourneau, ça compte). J'ai donc chaussé mes baskets et fais un petit bout de piste cyclable en courant ±6km tout doucement, voire les réactions des guibolles. Et bien, c'est passé comme une lettre à la poste, pas de douleur, ni au genou (bonjour les tiendus), ni ailleurs, le palpitant est resté calme. Bref, c'est bon signe. Bon, c'est sûr que la moyenne kilométrique a sérieusement chûté, mais je fais pas ça non plus pour le chrono. Samedi, encore 6-7km tout doucement, puis mardi le semi. Je connais bien le parcours, exigeant, je saurai doser mes efforts, j'espère.
Lucho.

http://www.andermillen.lu
http://www.4runners.cc/Beckerich/index.html

le gars avec le dossard 1 mai, c'est bibi...

2005-11-20 19:49:18 : CR Trail Uewersaeuer 20.11.‏2005‏‏ - 4 photos - 9 réactions

Réveil à 6h ce dimanche matin pour ma dernière cartouche de la saison, le trail du Parc de la Haute-Sûre, 48.2km, 1300m de dénivelé. Je prends un bon bol de flocons d’avoine au miel, c’est ce qui me réussi le mieux avant un long effort. Mon sac est (je crois) prêt, direction Heiderscheid à 8h. Il fait froid, -4/-5 mais le temps est sec et peu couvert.
Je retrouve Claude, Patrick et Maria qui vont faire le trail par équipe, chacun 16km. On se verra dans quelques heures. Je récupère mon dossard, mon cadeau, un joli sac à dos avec un peignoir de bain, ça change du tshirt.
Il est déjà 9h, le départ est donné. Je démarre vraiment tranquillement, les coureurs individuels ne se sont pas échauffés, on a le temps de voir venir.
Ca débute par une belle descente de ±2km qui nous met dans le bain Je suis à l’arrière du peloton, j’ai prévu les premiers km en 7-7’30. Bien entendu, ça remonte et c’est en marchant que je fais la première côte du parcours, 1 bon km. En haut du chemin, je rejoins 3 gars juste devant moi et nous faisons ensemble un bon bout de chemin. Il y a 1 Luxembourgeois (moi), 1 Allemand, 1 Belge Vincent et un Polonais Alex : vive l’Europe. Nous avons le même rythme et ensemble nous parcourons les 20 premiers km du parcours. Nous marchons à un bon train dans les forts pourcentages et nous gérons sur les rares moments de plat. Les descentes sont raides, mais comme le terrain est sec et un peu gelé, ça passe bien.
Après le second ravi, sans hausser le rythme, je prends quelques mètres d’avance, je les attends mais j’ai l’impression de piétiner. Je leur dis alors que je vais continuer à mon rythme, j’espère faire 5h30 car il y a un pari en jeu entre Carine une copine du boulot et moi : elle me paye le resto si je fais moins de 5h30, sinon c’est pour ma pomme.
Je les devance donc au fur et à mesure, mais avec toujours en tête que la course est longue et difficile. En un mot, je veux m’économiser jusqu’au km 35. Je profite du super temps, il fait toujours froid et cela nous permet de voir le très joli paysage des ardennes.
Du km 30 au km 35, je fais pratiquement le parcours sans apercevoir personne, ça m’a filé un petit coup de blues, mais en même temps, j’ai commencé à apprécier ma performance : cette fois-ci, mon genou a oublié de me faire des soucis. Je suis arrivé à l’avant dernier ravi au km 35 en tout juste 4h. Jamais couru aussi longtemps, mais les jambes sont toujours bonnes et le moral est super. Je me repose quand même 4-5mn, boit 2 gobelets de potage et avale 2 barres de figues et une demi-banane. Je repars gonflé à bloc, … pour 5-6mn, et surgit un joli poing de côté, certainement par mon ravi trop important. Le sang ne sait plus où il doit aller, dans les jambes ou dans l’estomac. Je baisse automatiquement un peu l’allure pendant un bon km et le mal disparaît.
J’arrive au km 40 en 4h30, j’ai, malgré le poing de côté, conservé un très bon rythme, le parcours étant à cet endroit relativement peu bosselé. Je calcule vite fait, 8km en 1h, c’est jouable, mais la dernière partie du trail est vraiment ardue. Je continue quand même à un bon rythme sur les parties plates, mais dans les côtes, les cuisses commencent à brûler. J’arrive au pied de la dernière côte, il reste 4 km à faire. Cette montée n’est pas très longue, ±300m, mais elle est très PENTUE et empierrée, même en marchant elle fait mal. C’est dur, mais le moral tient le coup, j’ai doublé pas mal de monde sur les 10 derniers km. Je finis avec de bonnes jambes. Je finis de me hisser là-haut, encore un faux-plat, puis le panneau des 2 derniers km, j’ai 16mn pour les faire. Un jeu d’enfant il me semble. Malgré l’euphorie qui me gagne, ces 2 derniers km sont difficiles, les cuisses font mal, le chemin est mauvais, la gadoue est partout.
Enfin, on débouche sur la route qui mène à l’arrivée. Personne devant, rien derrière. Je finis en roue libre.
5 :26 :07.

Je m’assied par terre et je savoure. Même pas mal !!! Je me sens très bien, je finis en bon état comparé au marathon de Bruxelles. Je file à la douche, m’étire sous le jet d’eau brûlant. Presque une jouissance.
Je veux m’habiller et c’est là que je réalise que j’ai oublié mon linge propre. Ah, la cata. Les mecs dans le vestiaire rigolent, se foutent de moi. Il y en a un qui me connaît et qui me refile un survêtement sec. Ca le fera.

Je rejoins mes amis Claude, Patrick, Maria, Fern et Danielle. Ils ont réalisés un super parcours : les 3 premiers cités finissent premiers en relais mixte, Fern termine 10ème du trail individuel et sa femme Danielle 4ème femme individuelle. Des pointures pour mon niveau. Mais quel plaisir de m’entraîner avec eux, ils ne sont jamais avares de conseils.

On boit quelques bières, on avale un assiette de pâtes, c’est la remise des prix.

Je suis super content de ma journée, j’avais peur que mon genou fasse des siennes. Expérience concluante, l’ambiance vraiment très conviviale entre les traileurs, les quelques spectateurs sur le parcours avaient toujours une parole gentille. Maintenant, repos, repos et encore repos pendant au moins 3 semaines. On verra ensuite.


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